
Les postures
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Les indications concernant les postures sont aussi claires que possible. En cas de doute, regarder le dessin correspondant.
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Les premières fois, tant que nous ne sommes pas sûr de nous, tant que nous éprouverons une gêne:
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Contentons-nous de maintenir la pose statique pendant un temps assez court → une à trois respirations contrôlées ;
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Ou, recommencer trois fois de suite en revenant à la position de départ.
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Dès que nous ne peinerons plus, gardons la pose de maintien aussi longtemps qu’elle nous est supportable.
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Chaque posture comprend plusieurs phases :
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la préparation,
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l’exécution et
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la phase d’immobilité ou de tension.
La phase active est à prolonger au minimum le temps de trois à six respirations, au maximum plusieurs minutes, mais il est bien rare que ce laps de temps excède deux minutes.
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Les asanas sont prises par une suite de mouvements lents. Le passage d’une posture à une autre se fait sans élan ni brutalité.
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Les effets des postures vont de pair avec la respiration et la fixation de la pensée sur l’action ou la réalisation de celle-ci. Un asana exécuté machinalement perd de son efficacité, de même qu’une asana exécuté avec la pensée : « C’est impossible, je n’y arriverai jamais. »
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Pendant tout exercice, quel qu’il soit, abstenons-nous de raisonner, de nous juger.
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Essayons de notre mieux, sans effort inutile. Un yogi ne se préoccupe pas de savoir si ce qu’il fait pourrait être mieux exécuté : il le fait.
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La posture la plus difficile peut être maîtrisée, après une période d’accoutumance, avec une approximation suffisante. D’ailleurs, même effectuée imparfaitement, elle donne son plein effet par l’effort fourni pour la prendre ou la garder un certain temps.
La perfection est affaire d’aptitudes personnelles, donc variable, et ne peut être atteinte que lentement.