top of page

La pratique du Hatha Yoga

​

​

En suivant, pas à pas, la route tracée par les huit étapes que nous connaissons maintenant. On ne les distingue, d’ailleurs, que pour la commodité de leur étude ; en réalité elles sont indissolublement liées les unes aux autres et peuvent s’étudier dans un ordre tout différent de celui que la tradition nous propose.

 

​

Observons-nous un instant...

​

En ce moment même, supposons que nous sommes assis sur un siège :

​

  • Si notre attitude corporelle est juste, c’est-à-dire si nous nous sentons confortablement installé tout en étant droit, sans effort et non affaissé, nous sommes dans un « asana » naturel puisque, ce mot veut dire « ce qui est stable et confortable ».

 

       → Nous utilisons donc le 3e degré « asana ».

 

  • Si notre respiration est calme, ample, bien localisée, c’est un « pranayama » involontaire et inconscient, certes, mais en tant que tel il nous recharge et nous dynamise sans que nous le sachions.

 

    → Nous respectons  le  4e  degré  « pranayama »   ou   recharge  par la  maîtrise  de

         l’énergie fournie par le souffle.

 

  • Si aucune contraction superflue ne vient troubler notre équilibre tensionnel, c’est-à-dire si les muscles de notre visage, de notre dos, de nos bras, de nos jambes ne se contractent pas plus qu’il n’est nécessaire. 

 

       → Nous respectons le 5e degré, le « pratyahara ».

 

  • Si, de temps en temps, nous contrôlons ces trois points, ou, simplement, si nous sommes attentif à ce que nous faisons et ressentons... 

 

       → Nous utilisons le 6e degré ou « dharana ».

​

  • Si nous nous refusons toutes pensées déprimantes, toute émotion perturbatrice... 

 

        → Nous respectons le 7e degré ou « dhyana ».

 

  • Si, par une concentration, c’est-à-dire un rassemblement de nous-mêmes sur ce que nous faisons présentement, nous éprouvons un état de calme et de force intérieure... 

 

       → Nous atteignons une première marche qui mène au 8e degré : « samadhi ».

 

  • Enfin si, ce matin, nous avons observé nos prescriptions habituelles d’hygiène, et si nous nous sommes alimenté sainement sans excès ni restrictions inusités... 

 

       → Nous avons abordé le 2e degré ou « niyama ».

 

  • Et si, tout au long du jour nous avons respecté ou essayé de suivre une conduite morale personnelle... 

 

       → Nous avons admis le 1er degré ou « yama ».

​

​

C’est un exemple qui peut nous permettre de nous trouver à l’aise dans la pratique des huit degrés. Il est fort vraisemblable que, dans bien des circonstances, l’un ou l’autre de degrés nous manque.

​

La succession des continuelles difficultés rencontrées pour nous maintenir en parfaite cohésion avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure, bouleverse souvent notre fragile ordonnance intérieure. Ce qui est plus grave encore, c’est notre incapacité à la rétablir une fois désorganisée.

​

Tout allait bien il y a quelques instants… puis, une pensée nous effleure et nous obsède,

un léger malaise nous assaille… et nous nous efforçons vainement de retrouver

ce « bien-être », cette quiétude. Rien à faire !

​

Mais si !  → Quelque chose es à faire

​

Pour que tout rentre dans l’ordre, suivons pas à pas la voie tracée par les sages et apprenons patiemment la loi du juste équilibre, du juste effort que nous enseigne le Hatha Yoga.

 

​

bottom of page